Saisissez quelques mots pour rechercher.

    ouvrir Esc fermer Propulsé par Pagefind — recherche 100% client, sans tracking
    FR

    Menu

    Compte

    Thème

    La palette éditoriale du site est optimisée pour le mode clair ; le mode sombre est dérivé et reste recommandé pour la consultation, pas pour la lecture longue.

    Langue

    Explorer le corpus

    Lignée rabbinique

    Duran

    aussi orthographié : de Duran

    Originaire de Provence puis Majorque, avant 1391.

    Parcours géographique

    1. Provence
    2. Palma de Majorque
    3. Alger

    Origine

    Originaire de Provence puis installée à Palma de Majorque, la famille Duran fuit en Algérie après les pogroms de 1391. Elle s’établit durablement à Alger dont elle organise la vie religieuse et juridique pendant trois générations consécutives.

    Trois générations majeures

    1. Shimon ben Tzemaḥ Duran (Rashbatz, 1361 Majorque – 1444 Alger) — réorganise la communauté algéroise post-1391, auteur du Tashbetz (responsa) et du Magen Avot (philosophique).
    2. Shlomo ben Shimon Duran (Rashbash, ~1400-1467) — succède à son père comme Av Beit Din d’Alger en 1444. Auteur du Sefer ha-Rashbash (Livourne 1742, 600+ responsa) et du Milḥemet Ḥovah (1437, défense du Talmud).
    3. Tzemaḥ ben Shlomo Duran (génération III, mi-XVᵉ s.) ET Shimon ben Shlomo Duran ha-Sheni (1438 – post-1510), tous deux fils du Rashbash, co-auteurs des deux parties du Yakhin u-Voaz (Livourne, 1782) — dont la seconde partie inclut 51 responsa du Rashbatz lui-même.

    Note sur la succession à Alger

    Le Rashbatz succède à Yitzhak ben Sheshet Perfet (Ribash) (1326-1408) à la tête du tribunal rabbinique d’Alger, sans aucun lien de parenté : les deux rabbins, tous deux exilés ibériques après 1391, se sont succédé au poste d’Av Beit Din par cooptation communautaire. Cette précision lève une confusion répandue (qui croit faire du Rashbatz le « fils » ou « neveu » du Ribash) — utile notamment pour la généalogie de l’alliance Aln’kaoua-Duran (cf. Yehouda Aln’kaoua).

    Alliance matrimoniale avec les Aln’kaoua de Tlemcen

    À la troisième génération, l’une des filles de Yehouda ben Ephraïm Aln’kaoua (Tlemcen, Mostaganem, Oran) épouse Tzemaḥ ben Shlomo Duran — petit-fils du Rashbatz, fils du Rashbash. Le Rashbash devient ainsi le mehoutan (co-beau-père) de Yehouda Aln’kaoua.

    Cette alliance scelle l’union des deux dynasties rabbiniques fondatrices du judaïsme algérien post-1391, dans une logique d’entrelacement des deux écoles : Alger pour la halakha et le droit (Duran), Tlemcen pour la spiritualité et la kabbale (Aln’kaoua).

    Doctrine — rationalisme maïmonidien

    Trait remarquable pour leur temps : les Duran de la deuxième génération (Rashbash) s’opposent résolument à la Kabbale, dans une orientation rationaliste-philosophique qui les inscrit dans la lignée intellectuelle de Maïmonide. C’est la même tradition qu’avait défendue Ephraïm Aln’kaoua dans son Sha’ar Kevod Hashem — convergence doctrinale qui explique la correspondance halakhique Yehouda Aln’kaoua – Rashbash et l’alliance matrimoniale qui suivra.

    Importance

    Les Duran sont, avec le Ribash, les deux grandes autorités halakhiques de l’Algérie post-1391. Leurs taqqanot (ordonnances communautaires) règlent durablement la vie juive algéroise. Leur œuvre, abondamment imprimée à partir de Livourne et d’Amsterdam au XVIIIᵉ siècle, fait autorité dans tout le judaïsme maghrébin et au-delà.

    Le responsum n°89 du Rashbash sur le statut des conversos — qui adopte la position la plus généreuse de toute la littérature séfarade médiévale (les enfants d’apostats restent juifs à perpétuité, aucun acte formel exigé au retour) — constitue le précédent halakhique direct invoqué par les Encaoua après 1492 sur la question marrane. Le lien doctrinal entre les deux familles est donc à la fois intellectuel et explicitement assumé dans la chaîne des responsa Encaoua.

    Contributions communautaires

    Notes, sources et corrections soumises par les membres et validées par l'équipe scientifique.

    Chargement…